J’ai un parcours atypique, il en va de soi et c’est peut-être un peu pour cela qu’être entrepreneure me va si bien.

Je ne restais pas assise bien longtemps en cours, j’ai touché à plusieurs domaines, mais j’ai toutefois été très fidèle dans mes emplois. J’appréciais le fait que ce soit une deuxième famille pour moi.

J’ai souvent ressenti la pression sociale lorsque l’on me demandait «ok, mais tu étudies en quoi? » quand je n’étudiais plus, ou « tu ne pourras pas être serveuse toute ta vie! » quand je n’avais clairement aucun plan d’avenir. C’est lourd! J’adorais ce que je faisais et jamais je n’ai changé de voie parce que les jugements faciles fusaient de part et d’autre. J’ai emprunté un tout autre chemin, comme ça, un peu par hasard.

Je me suis lancé dans le vide, mais solide!

J’ai donné ma démission de ma deuxième famille, le Cosmos, j’ai déménagé à Montréal, j’ai laissé mon réseau derrière moi (de deux à cinq heures plus loin) et je suis allée apprendre à me connaître. Je me sentais toute petite et toute nue, sans repères aucun, loin de ma stabilité. Honnêtement, ç’aura été le plus gros deuil de ma vie et la plus belle expérience également.

Puis, un jour, l’idée s’est implantée. Comme une petite graine qui pousse lentement, qui prend des forces tranquillement. J’ai un peu le sentiment que c’est ce domaine qui m’a choisi et non l’inverse.

C’était tellement naturel pour moi les réseaux sociaux, j’en mangeais. J’avais réellement l’air de la creep qui en est addict. C’est un peu le cas et ça me sert très bien.

Mon chum, mon mentor, m’a beaucoup aidé à me faire un squelette d’entrepreneure. J’ai eu la chance d’apprendre avec lui à une vitesse de croisière assez agréable. Je veux dire, j’ai pu avoir des conseils chaque jour, à domicile et j’avais en prime son expérience pour me rassurer. Le plus difficile c’est de comprendre sa routine naturelle. Savoir comment ne pas perdre son temps à travers ces plages horaires remplissables, effaçables et interchangeables au gré du vent. Devenir efficace. En faire beaucoup, mais pas trop. Comprendre son mode créatif, l’exploiter au maximum et lâcher prise aux moments opportuns. S’organiser!

Il n’y a pas qu’un modèle d’entrepreneur et c’est là toute la beauté de la chose. J’y ai trouvé ma place et je donne tout ce que je peux afin d’améliorer mes compétences. Je me sens plus solide, à chaque jour qui passe. L’Agence Mobux est pour moi une deuxième famille, où les relations de travail sont importantes et où la transparence est de mise. Nous bâtissons également des liens forts avec notre clientèle, ce qui apporte une chimie qui s’étend partout dans notre travail.

(entendre ici un soupir de béatitude)